mercredi 21 janvier 2015

NIKI DE SAINT PHALLE, GRAND PALAIS, PARIS, Jusqu'au 2 février

UNE Nana HAUTE ...
EN COULEURS


"1 heures 59 d'attente au minimum ...
En venant à 9h01 (pour une ouverture à 10) vous aurez peut être la chance de gagner 17 mns sur  votre heure d'entrée au (Grand) Palais ..." 
Fnacs spectacles associées
D'un naturel peu patient en file indienne (et pourtant je n'ai rien contre les plumes, bien au contraire), associé à ma difficulté à me plonger dans l'intimité d'une expo compressée par une foule surchargée, je m'étais presque faite à l'idée que cet évènement, pourtant plébiscité par tant de tous temps, passerait à l'as- sortie de ma play list.
Et pourtant ... inspiration inspirée ... bien m'en a pris un mercredi de décembre aux alentours carrefour de 18h34 de me présenter au Grand Palais.
Sans cérémonial particulier, la foule a eu la bonne idée ce jour là de se propulser dans sa dynamique cadeaux de Nolé pas réglés. ROYAL !
  Tapis rouge : PERSONNE ...
J'ai 1"07 douté de l'ouverture de l'expo ... jusqu'à demander au gardien si ce n'était pas jour férié des musées avenue du Général Eisenhauer, Paris 8, France, Europe, Monde .. ??? et puis non ... alors, aux couleurs indécentes d'une queue de  2 personnes devant moi au vestiaire, j'ai rejoint l'univers NdeSP.

OSÉ ... COLORÉ ... ENERGISANT ... ENGAGÉ ... DRÔLE  ... POÉTIQUE ... 
Dès les premiers regards, mon oeil s'est nourri de vitamines Amusées, Bénéficiées, Célébrées, Décomplexées, ... en osmose avec ma cure hivernale. 
Abcd'aire qui n'en manque pas ... 
Chouette courant ... 
Proximité et traçabilité confirmées.
Catherine, Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, dite Niki de Saint Phalle, dite NdeSP ici et maintenant, entre dans cet univers de bonnes tailles, diamants réfléchissant la rébellion, l'art, l'imaginaire ...
Dans un esprit élevé, ouvert : sans vis à vis mais avec vie à vie ...
Avis aux âmes a(c)teurs ...
NdeSP, c'est un état d'esprit, une façon de penser, de se positionner, d'oeuvrer sans barrières, en assumant ses pensées, ses émotions ... 

 ... 
! VIVANT 
 GRAND !!! brillant, subtil, lumineux, gai ...
Après un préambule salle 1 un peu en ombres et lumières, NdeSP nous reçoit en grandes pompes (au moins du 46 Nana toutes proportions gardées) pour nous entrainer dans son univers : LE NANA POWER !* qui voit le jour en 1965 : elles représentent la fantaisie, la révolte, le rêve, la féminité, le pouvoir des femmes.
 
* que j'aurais plus volontiers qualifié : "LA NANA POWER" 
"Nous avons bien le Black Power, pourquoi pas le Nana Power ? Le communisme et le capitalisme ont échoué. Je pense que le temps est venu d'une nouvelle société matriarcale". NdeSP, The Houston Post, 25 mars 1969.


Les Nanas sont multiples et accompagnent la carrière de Niki jusqu'à son terme. Elles disent l'attachement de Saint Phalle à l'égalité des droits, qu'elle manifeste dans le choix de titres tels que Joséphine Baker ou Black Rosy qui fait référence à Rosa Parks , figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats Unis.
L'artiste a posé un regard critique sur la condition féminine dès son plus jeune âge, étant confronté aux droits et devoirs de chacun de ses parents. Sa vie sera différente, grâce à son oeuvre, elle s'affirmera face au monde : "Pour moi mes sculptures représentent le monde de la femme amplifié, La folie des grandeurs des femmes**, la femme dans le monde d'aujourd'hui, la femme au pouvoir".
"Elles sont INDÉPENDANTES, elles sont JOYEUSES."
Les Nanas de Niki sont indépendantes et joyeuses mais pas seulement : toute son oeuvre présentée au Grand Palais joue sur ses/ces cordes sensibles, même pour exprimer un chaos intérieur, une sensibilité à fleur de peau, une rébellion personnelle ... comme un élan de vie ... coloré et tout en mouvement ...
 "My love what are you doing ? "
 "Why don't you love me ?" "My love where shall we meet again ?"

Ses tableaux s'inscrivent comme autant de petites bulles de vie, des story boards, bandes dessinées avec notes d'humour, auto dérision ... NdeSP met en scène des sujets qui la touchent, de vrais thèmes de vie, tout en s'amusant d'elle même, des éléments, de ses expériences de vie ... elle les transforme en mode respiratoire et vibratoire. On la suit volontiers dans ses aventures. Dans les fond et la forme. Elle sait nous les rendre vivants.

















Et puis, au détour d'un passage rougeoyant plus intime, plaisir de retrouver Paulette en pleine séance bigoudis, je l'ai quittée le 3 août au Mamac de Nice (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain) pour la retrouver au cheveu près au Grand Palais ... Magie des voyages qui forment la jeunesse : pas une ride de plus (faudra que je lui demande la marque de son anti âge et puis celle de sa lessive qui respecte les couleurs au pantone près) et toujours le sourire à la bouche tenue rouge à lèvres plus de 120 jours ... Guinness book nous voilà !

Quatre ans avant les nanas, donc en 1961, Niki s'engage dans ses "Tirs" ... Recettes maison qui mixent performance, art corporel, sculpture et peinture ... des panneaux où sont fixés des objets symboliques et des sacs de couleurs, le tout recouvert de plâtre blanc. Le moment ensuite pour l'artiste de mettre en joue sa composition transformée au hasard des explosions colorées. Assistant, ami ou passant pouvait tout aussi bien être invité à tirer.
Personnellement, je n'ai pas été sensible à ces créations. Au résultat. En revanche j'applaudis la démarche créative libératrice de violences ressenties en elle et dans la société par ses modes opératoires créatifs.
Dans la salle du bas, Dame Lune à la Une s'illumine de ses voisins de bonne fortune ... 


Artiste autodidacte, inspirée par Gaudi, Dubuffet, Pollock, ce sont au total près de 200 oeuvres qui ont pris place au Grand Palais ... un parcours chronologique ponctué par des vidéos au sein desquelles NdeSP commente son travail, évoque le rôle de la femme dans la société en en proposant une autre.
Entendre sa voix, ses rires, ses rebondissements verbaux au gré de notre parcours sincérité rend le lieu vivant et l'être Niki présent.
Au delà de l'expo, j'ai rencontré une femme, des prises de positions, une personnalité, une place dans la société ... 
Intéressante approche plus large, plus intime, plus humaine ...

CAR :
Jusqu'au 3 août 2014, 14h02'54" : ma connaissance live des oeuvres NdeSP se résumait à une carte navigo 2 zones : la fontaine Stravinsky à Châtelet conçue de concert avec Jean Tinguely en 1983. 

Et puis, le 3 août 2014, à 14h02'55", ma culture NdeSP s'est enrichie d'oeuvres dynamiques au Mamac de Nice ... où NdeSP se joue et se nourrit notamment des opposés, des contraires, ... souplesse de grands écarts qu'elle fait coexister dans un tout harmonieux et vivant. OUI l'ombre et la lumière font partie de la vie.
 "Positive and negative dragon"
 "L'arbre de la vie"


Le Grand Palais a clôturé mon épisode 2014 NdeStPh.
La prochaine étape pourrait être le "Jardin des Tarots", à Capalbio en Toscane ...  Projet financé à 100% par l'artiste par la vente de ses parfums, bijoux, mobilier, estampes ... Sculptures monumentales basées sur les vingt-deux arcanes du jeu de tarot ... jardin réalisé entre 1979 et 1993 avec la participation de son mari le sculpteur Jean Tinguely.






Pour l'heure : 
MERCI 
Chère Catherine, Marie-Agnès Fal de Saint Phalle pour la VIE qui se dégage de vos oeuvres, les couleurs, la grandeur, le monumental, la folie douce, ... 
Merci d'avoir osé vos points de vue, de les avoir mis en scène dans un style très personnel, de nous les avoir transmis, sans violence, mais avec beauté conviction et présence forte.
Je rejoins pleinement votre façon de traduire une tristesse, un chaos par une créativité vivante et colorée, vous sublimez vos douleurs en matière artistique, vous transformez vos blessures en matière de vie.
Et puis quand vous voyez rouge ...
                                ... c'est toujours avec mouvements et élégance !
Je suis restée dans votre univers jusqu'à la presque dernière minute enveloppée par tant d'énergie de créativité ... de votre présence rendue possible par les vidéos présentes ... vous entrainez dans votre ballet qui respire le bonheur de vivre.


J-12 
Avec ou sans couronne !
URGENCE !
FONCEZ !!
AU GRAND PALAIS ... !!!
C'est jusqu'au 2 février !
Je vous souhaite un contexte de visite aussi  ...
 ... que celui que j'ai connu !

Après vous êtes priés de vous rendre au musée Guggenheim de Bilbao pour découvrir l'exposition du 27 février au 11 juin 2015 ***




Grand Palais, Galeries nationales
Entrée Champs-Elysées
3, avenue du Général Eisenhower, Paris 8
Serveur vocale : 00 33 (0)1 4413 17 17
Horaires : 10h-20h : dimanche et lundi /10h-22h : mercredi, jeudi, vendredi et samedi
En application du Plan Vigipirate niveau « alerte attentat », l’accès au Grand Palais est interdit à toutes les valises, tous les sacs de voyage et les sacs à dos de taille supérieure au format A3. Le service de Sûreté du Grand Palais peut être amené à prendre, sans information préalable, toute disposition qu’il jugera utile.






** "La folie des grandeurs" en version masculine, c'était pas triste  non plus.







*** Paris - Bilbao :
8h26mn (919,5 kms), via A10
9h06mn (929 kms) via A63
9h57mn (1 102,5 kms) via A89

     


PS1 :  : Foncez au Mamac (Musée d'art moderne et d'art contemporain) quand vous serez de passage à Nice : Belle balade coup de coeur. 



PS2 : ma Grand Amie vue par Niki : pas de doute, on la reconnait à quelques rivets près !!!


PS3 : Constance, concours de Chewbaccas !! Il est de compèt le sien aussi !! :-))



PS4 : Edith, 23h57 ce 21 janvier ... mission accomplie !! DONE ! Caro,  20h30, un soupçon trop tôt ... now dans le monde des possibles c'est possible :-)))... 

Mesdames, je sais que vous aimez NdeSP tout particulièrement alors j'édite ce billet avec une pensée particulière pour vous deux ... :-)

Mon CP, HB TO U !!!


jeudi 4 décembre 2014

L'AMPHITRYON vocation gourmand' AU MANS

LEVER DE RIDEAU 
SUR UNE PIÈCE DE TRÈS BON GOÛT EN 3 ACTES

LE MANS, un certain 25 novembre 2014, 12h21'32" : 
Après la réelle découverte de l'élégant Jasnières de Sébastien Cornille dans l'
la superbe épicerie fine "Chez Reignier", une institution en plein centre piétonnier du Mans ...
... nous arrivons au 16, avenue du Général Leclerc, devant un bâtiment imposant classé monument historique : Rencontre avec un nouveau duo d'acteurs manceau : l'hôtel Concordia, et son partenaire l'"Amphytrion", sujet de notre visite, qui a ouvert ses portes 2 mois auparavant.
Chacun son rôle et sa partition mais logés sous le même toit avec de véritables dialogues et échanges entre ces 2 personnages.
Un grand escalier de pierre nous tend ses marches, pour une démarche qui nous guidera jusqu'à la toute nouvelle scène du nom de "l'Amphitryon", là tout juste sur la droite en entrant.
Ce tout nouveau restaurant s'impose aussitôt par le ton justeéquilibré tout de noir et blanc vêtu, qu'il affirme et assume.
Rien de lourd ni de pompeux.
Cette recherche d'harmonie dans le fond et la forme sont palpables ...
Je ressens tout à la fois une délicatesse et une certaine puissance  engendrées par la composition du lieu.
Une adresse qui s'adresse tout autant à des sorties couples, diners entre filles, repas d'affaires, birthday de Mamé ou succès au golf de Grand père  ...
Une salle de taille volontairement humaine, tout au plus une 36ne de couverts (et oui ! pourquoi toujours un compte rond ?)

 Jeux d'ombres, de reflets et de lumières ...
... envolées florales pour l'entrée des artistes : les plats (jamais plats !!)...
Tout a été minutieusement réfléchi, recherché pour assurer un décor stylé ...
Subtilité d'un esprit design qui reste chaleureux ...
Mise en scène conçue dans les moindres détails par Valérie Mortier Gavini qui tient le showroom Cesarini juste en face de l'A ... 
("Les décors sont de ... "!! pour ceux qui sont nés avant 1974 ...)
Au fond un bar et une carte généreuse de choix de cocktails inspirent à se poser  sur une chaise haut perchée avant diner ... 
On imagine volontiers des notes du piano aux côtés de nos pavillons concert-nés ...
Ce lieu joue également pleinement la carte contemporaine par la présence d'expositions qui seront amenées à tournoyer avec le temps ...
Pour l'heure, c'est Frédéric Leveugle (campagnes Aubade notamment) qui surveille nos papilles (je vous rassure, ces visages se coulent dans le décors, sans s'imposer d'une façon forcée à vos yeux : la dame en noir un peu étonnante est à l'écart; quant à la dame du milieu, elle sait se faire discrète derrière ses lunettes : admettez tout de même, qu'il est normal que devant une telle lumière; elle se protège la rétine) : 

 ...  quelques visages tout de douceur posés ici et là à portée de couverts, verres, cocktails, ou pain ... (bon, bref chacun son voyage amphitrien ..)


... et puis clin d'oeil aux 24h qui ont connu leur 1ère édition en 1923. 

L'heure est venue maintenant pour nous de nous attabler ...
Vaisselle Ercuis Raynaud, l'esprit est à la bistronomie chic ...
Rien de trop, rien d'ostentatoire ...

 

La carte courte  -4 entrées, 4 plats, 4 desserts- impose un programme de produits frais et de saison. Que des produits du moment.
Signature amphitrienne avec sélection de producteurs qui ont passé le casting  pour répondre aux exigences de la maison comme le Père Louis, boucher sarthois, Kéraliou l'ostréiculteur brestois, ou les fromages de chez Hervé (Fromadom) ... 
Les plats sont en-visagés, humanisés par leur provenance identifiée ...

A l'heure du déjeuner, lepropose des formules entrée-plat / plat-dessert ou EPD avec des plats du jour à l'ardoise.

ACTE I
Mon choix s'est porté sur :
 Oeuf basse température 64° fumé au pommier jus de petit pois wasabi
Au nez, le fumé est assez impressionnant quand on soulève la cloche, très agréable à mes narines ...
 Je louche sur mon voisin de droite qui a opté pour un "Lingot de foie gras sur gelée de chouchen"


ACTE II
 Je me suis laissée séduire par le :
Filet de boeuf aromatisé fève Tonka, mousseline de panais au Moka 
Juste sublime : la tendresse et la qualité de la viande : un total bonheur 
 Le "Petit cochon de lait fumé au thym, juté corsé, pommes grenailles et pointe de potimarron" et le "Dos de cabillaud purée d'artichaut confit écume citronnelle" ont retenu l'attention de mes voisins.


ACTE III

J'ai craqué pour le "Royal amer croustillant"
 ... mais je reconnais que le "Mont Blanc de marron sous la neige" était aussi une belle découverte de légèreté et de goût.

Je suis très sensible au soin apporté au dressage des assiettes dans un établissement comme celui-ci et je dois reconnaitre qu'il y a une vraie dynamique dans ce sens ... la créativité, la structure, l'esthétisme entrent dans l'équation Amphitryon.
L'attention y est toute particulière.

Et cette attention, nous la devons à Olivier Dabet, originaire du Mans, passionné et impliqué dans le monde de la restauration, et à sa compagne Katia Longereau qui ont, par ailleurs créé : 
 ...
ESPIÈGLE GOURMANDISE qui est devenu traiteur exclusif du Conseil Général de la Sarthe, un travail "sur mesure".
Avant de ne se lancer en 2014, dans l'aventure de ce qui deviendra l'Amphitryon.

Le souhait d'Olivier et de Katia est vraiment de "rompre avec l'image de grand luxe inaccessible", d'ouvrir ce restaurant à l'extérieur, d'offrir aux Manceaux et Mancelles une table gourmande, élégante et abordable, un lieu de vie.


Et puis, pas de clap de fin retour parisien sans un ptit tour dans le vieux Mans. En avant ... c'est partiiiii ....




Et c'est tant mieux : vraiment un chouette moment aux pays des Plantagenêts à qui le Mans doit ses fondations.
Sortie des topys au coeur des centaines de maisons à pans de bois et des hôtels particuliers de la Renaissance
 Top balade ...






Belle surprise cette journée au Mans ...
Découverte d'un vin élégant,
D'une ville souvent méconnue et riche historiquement, 
et puis, bien sûr, de L'Amphitryon, naissance d'un restaurant prometteur porteur de valeurs qui me parlent  :
 Elégance, Créativité, Saisonnalité, Accessibilité




L'Amphitryon
Hôtel le Concordia
16, avenue du Général Leclerc
72100 Le Mans
Tél : 02 43 42 37 34
Déjeuner Canaille : 19,90€ (entrée-plat ou plat-dessert) et 24,90€ (EPD)
A la carte : Entrées entre 8,90€ et 12,90€ / Plats entre 13,90€ et 21,90€ / Desserts : 9,90€)

PS1 : Framboise et Juan Luis, au Mans, y'a du Palaff, OUI mais pas que ... :-)))

PS2: Joli clin d'oeil comme j'aime : dans ce vieux Mans cité Plantagenêt, je tombe sur un petit ours à une fenêtre que je m'apprêtais à aller "sauver" ... Echelle en mains, en bon membre de la Libération des Teddy bears enfermés ...
Et puis, Deborah m'a rattrapée par la manche et l'écharpe et on m'a expliqué, qu'en 1962 , Robert Doisneau avait pris cette photo : 


qu'il a intitulé : "La maison qui volait" et que depuis les propriétaires actuels ont décidé d'installer un ours en peluche à la fenêtre en souvenir de ce cliché (ils s'en sortent bien, si la petite fille avait été juchée sur un dromadaire, pas simple, simple  ;-) ... 
J'aime ces clins d'oeil ...
Avez vous remarqué ? ... il y a souvent un couple qui s'embrasse près de l'Hôtel de Ville ! ;-)